Le bustier, une parure si féminine

 


L’atelier Bustier & Co a ouvert ses portes il y a deux ans, au moment même où ce vêtement réalisait son come-back.

Le bustier exprime la féminité, l’élégance et le confort!» Sylvie Gimmi, fondatrice de Bustier & Co, parle avec passion de ce vêtement qui revient en force dans les garde-robes depuis deux ans.
Quand cette femme au regard bleu-vert pétillant et au sourire lumineux ouvre les portes de son petit atelier lausannois, elle vous embarque dans un monde où la couture est un réel travail de précision. Où tout est calculé au millimètre, où chaque pièce est unique. «C’est comme de la haute horlogerie», précise-t-elle.
Quelques dizaines de bustiers sont sur des cintres, un autre est en préparation. Au mur, des photos de défilés où les mannequins sont magnifiquement mis en valeur par le travail de Bustier & Co. Le coeur de l’atelier bat pour ces habits qui envelopperont bientôt une nouvelle cliente. Soie, dentelle, coton, tissus replissés, rechiffonnés, velours, lainages, mélange de motifs et de

 

 


couleurs, fleuri, japonisant, uni ou même imitation python. «Nager dans les tissus, les couleurs, ça m’apporte du soleil!» lance Sylvie Gimmi.

«Se sentir libre dans son vêtement»
Voilà deux ans qu’elle a monté cette petite entreprise avec son amie d’études et associée. «Au moment où nous nous sommes lancées, le bustier redevenait tendance.»
Catherine Muriset Garcia et Sylvie Gimmi, toutes deux professionnelles de lamode, se sont retrouvées dans leur passion. Leur idée de base: se sentir libre dans un bustier. Car il est vrai que cet habit, s’il est mal conçu,
peut s’avérer trop serré, ou dévoiler ce qu’on préférerait cacher… «On doit pouvoir lever les bras, se baisser, et même porter les enfants!» assure la créatrice, elle-même mère de famille.
Les deux femmes se font alors coacher par une corsetière, directrice de la boutique Ewyanna,à Lausanne, et parviennent à une maîtrise technique après quelques mois.

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Elles trouvent des baleines indéformables pour une structure sûre, voyagent pour se procurer des tissus originaux. Depuis, 220 pièces à 890 francs chacune (prix unique) ont trouvé preneuse. Chaque nouveau bustier représente environ douze heures d’un travail de fourmi, sans compter bien sûr la rencontre avec la cliente, et les essais.

Lacets si glamour
«Quand les messieurs viennent avec les dames, c’est magnifique!, exulte Sylvie Gimmi. Ce Au royaume des tissus chatoyants, le bustier règne en maître, épousant les courbes comme une seconde peau sont nos meilleurs alliés!» Et si monsieur connaît la taille exacte de sa douce, il est envisageable d’en faire un cadeau surprise… Les retouches sont compliquées, mais les fameux lacets satinés, le long du dos, permettent un ajustement parfois bienvenu! Et puisque la marque se nomme Bustier & Co, Sylvie et Catherine imaginent toutes sortes d’accessoires en rappel au bustier: colliers de tissu près du cou, ceintures réversibles, rubans de couleurs… Sans oublier les manches qui s’arrêtent entre le coude et l’aisselle, pour garder les bras au chaud tout en conservant le côté sexy des épaules dénudées. Un confort glamour en quelque sorte! Bel exemple de
réussite dont se souvient Sylvie: «Une trapéziste nous avait contactées pour commander un bustier, avec la condition qu’elle puisse effectuer son numéro sur les mains!» Pari tenu et gagné. Ces bustiers-là, c’est de la création de haute voltige!

Camille Destraz


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Trois start-up sélectionnées par Genilem

Innovation


Pour sa cuvée printanière, l’association a privilégié l’artisanat, la technologie et la fantaisie. Conseils et expertises seront dispensés aux trois entrepreneurs.
Quoi de commun entre un élégant bustier, une technologie permettant d’optimiser l’utilité des places de parking et un week-end avec votre sportif préféré? Simplement l’audace de trois jeunes entrepreneurs. Et les concepteurs de ces produits ont par ailleurs su convaincre Genilem, une association qui prodigue gratuitement conseils et expertises aux lauréats qu’elle sélectionne.
La Vaudoise Sylvie Gimmi confectionne depuis 2006 des bustiers, dont elle a déjà vendu 250 pièces uniques. Cette couturière de 41 ans suggère ainsi aux femmes «un coup de cœur», conçu artisanalement et à même de les mettre en valeur. Bustier & Co disposera prochainement des bornes dans des boutiques lausannoises et genevoises, permettant à la clientèle de consulter en ligne les objets disponibles. Et les magasins s’en tirent à bon compte puisqu’ils évitent les coûts de stockage.

 

 


Quant à Alec Avedisyan, il a mis à profit ses compétences d’informaticien pour développer une interface maximisant l’utilisation des places de parking. Baptisé Sparkou, l’innovation permet au détenteur d’une place de la louer lorsqu’il n’en a pas l’usage et à un demandeur de se parquer (voir nos éditions du 18 décembre 2008). Troisième lauréat, Thomas Baldassara, avec Stars in the eyes, propose à des privés des séjours avec l’idole sportive de leur choix, de l’alpiniste au golfeur professionnel.

Marc Guéniat


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Corsetière: des doigts de fée à couper le souffle

SylvieGimmi a appris la corseterie pour confectionner dans les règles de l’art des bustiers de luxe.


Il fallait oser. Oser sortir du fond des âges cet objet si lourd de symboles qu’est le corset. Sylvie Gimmi, une Lausannoise de 42 ans, a eu cette audace-là. En 2006, elle s’est lancée dans la création et la confection de corsets bustiers. Et cette mère de famille de retrouver un savoir-faire aujourd’hui en perdition. «Je me suis perfectionnée chez Madame J. Dupertuis à Lausanne, une des dernières corsetières de Suisse, qui fabrique notamment des pièces médicales sur mesure», raconte-t-elle. Elle-même sait manier la petite aiguille puisqu’après une formation commerciale, elle a fait l’Ecole de couture de Lausanne.

Mettre les courbes féminines en valeur
Il faut en effet maîtriser tous les arts du fil pour confectionner ce vêtement particulier qui doit s’ajuster au plus près du corps pour en épouser les courbes les

 
 

 
 
 


plus vertigineuses. Pas moins de dix-huit découpes composent la chose. Des petites bandes que la corsetière assemble avec une précision d’orfèvre, glissant à chaque jointure les indispensables baleines.
Ces tiges de métal ou de plastique forment la structure du vêtement, elles lui donnent corps. Mais c’est dans les détails que se reconnaissent les corsets de maître. Ni boutons, ni zip, ni pressions, ni velcro. Non, ce petit costume tient à son identité, à son histoire. Il s’agrafe toujours en recto et se noue en verso (lire ci-contre). Sylvie perce donc la soie pour y fixer un par un près de quarante œillets alignés le long de la ligne dorsale. C’est entre ces petits trous cerclés que dansent ensuite lacets et rubans.
Du patronnage aux ultimes petits points, il faut près de douze heures pour accoucher de ce bijou de toile. Mais pour qui et pourquoi? «Pour valoriser le corps de la femme», répond la

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créatrice de Bustier & Co. Petite-fille d’un fabricant de tissus, Sylvie a passé son enfance au milieu des chutes et des coupons. Elle les assemblait déjà selon sa fantaisie.
Aujourd’hui encore, les belles étoffes guident son inspiration. Ses modèles sont tous des pièces uniques, conçues comme des vêtements à part entière. «J’évite la dentelle et toutes les références à la lingerie fine. » La créatrice s’est imposé ces règles pour imprimer son style et s’inscrire dans un créneau haute couture, faisant du bustier l’héritier de cette science du bel ouvrage.

Impossible de s’affaler

«Pour le porter, il faut être bien dans ses talons», relève Sylvie Gimmi. En majorité, ses clientes ont entre 35 et 45 ans. «Un âge où l’on ne peut plus s’amuser à avoir une allure indéfinie. » Et quid du confort? La styliste a ses petites ruses, secrets bien gardés, qui font que rien ne s’échappe ni du corset, ni des bonnets, ni d’ailleurs. Une fois enfilée, l’armature s’oublie. Enfin, pas tout à fait. Poussé par les baleines et la découpe ajustée, le corset suggère à celle qui s’en vêt de garder la tête haute.
«Vous ne pouvez plus vous affaler dans un canapé!» Plus droites, plus fortes, les femmes qui adoptent le corset bustier disent se sentir en sécurité. «C’est un peu comme une armure», confie l’une d’elles. Une cuirasse de brocart, légère comme la soie, dont le prix avoisine tout de même le millier de francs et que la créatrice envisage de diffuser désormais en boutique grâce à une start-up pour laquelle elle a reçu le prix Genilem 2009.
Après avoir sorti le corset des tiroirs du XIXe, Sylvie Gimmi le fait entrer dans la garde-robe du XXIe, libre et décomplexé.

Estelle Lucien

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La borne Bustier & Co permet l’accès direct à l’atelier du créateur


Bustier & Co est une marque lausannoise spécialisée dans la création de bustiers. Chacun d’eux est une pièce unique, dessinée et fabriquée par Sylvie Gimmi, la fondatrice de la marque, qui entend faire du bustier un vêtement confortable et moderne.

Afin de développer son marché, la créatrice de Bustier & Co a élaboré un concept de distribution novateur, adapté à son produit et à sa philosophie. Il s’agit d’une borne, sous la forme d’un écran plat tactile, sur laquelle la cliente peut regarder les modèles qui sont à l’atelier. Elle fait office de catalogue et de stock virtuel.

Bustier & Co travaille avec un réseau de boutiques partenaires sur Vaud et Genève. Un modèle par taille est à disposition de la cliente dans le magasin lui-même. C’est-à-dire un jeu de six pièces uniques avec des tissus différents. Une fois que la cliente
a choisi sa taille, l’écran lui permet de surfer d’un modèle à l’autre pour accéder au choix dans sa taille.

 
 





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L’écran est relié au stock de Lausanne et à un module de gestion, ce qui permet à l’entrepreneuse de suivre les ventes. Dans la boutique, la vendeuse est là pour la conseiller et accompagner la cliente dans sa commande, ce qui rassure
et conserve la dimension humaine. La borne online est la clé virtuelle qui ouvre les portes de l’atelier de couture !
Alors, comme la belle saison arrive enfin, n’est-ce pas
le moment de s’offrir un bustier ?

Cécile Aubert


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DESLACETSMOI !



DU VIEIL ADAGE « IL FAUT SOUFFRIR POUR ÊTRE BELLE », SYLVIE GIMMI A PRIS LE CONTRE-PIED ! PLUS QUESTION DE VOIR DANS LE CORSET UN INSTRUMENT DE TORTURE QUI AFFINE LA TAILLE JUSQU’À L’ÉTOUFFEMENT, MAIS UN OBJET DE DÉSIR QUI NE SE LASSE PAS D’EXPLORER LES COURBES DE NOTRE FÉMINITÉ....

Virginie Bosc



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Sylvie Gimmi, reine du bustier chic et confortable


La créatrice lausannoise produit à la main des pièces uniques, en soie



«J’aime l’élégance et la féminité. Un bustier est riche en émotions», confie Sylvie Gimmi, fondatrice de Bustier & Co. Son atelier, situé au milieu du salon de sa villa lausannoise, regorge de modèles, d’étoffes et de couleurs. Un havre chaleureux et accueillant comme sa propriétaire. Chaque bustier, confectionné entièrement à la main dans sa maison, nécessite douze heures d’assemblage. C’est dans une cabine d’essayage improvisée derrière un grand rideau et la bibliothèque familiale que ses clientes se parent de ces hauts tous différents, fabriqués en soie. «J’aime l’idée de la pièce unique. Pour moi, c’est le vrai luxe», confie cette couturière de formation.






A 39 ans, après avoir arrêté de travailler quelques années pour élever ses deux enfants, Sylvie Gimmi se lance le pari de dé- poussiérer l’image du bustier et de le rendre confortable. Elle transforme ce haut, qui fut longtemps associé au corset et au sous-vêtement, en habit à part entière. Pendant six mois, elle et son ancienne associée élaborent des prototypes avec les conseils d’une corsetière spécialisée. Leur première cliente, la sœur de Sylvie Gimmi, est emballée. En trois semaines, elles reçoivent 25 commandes.

Rebecca Mosimann



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